Ce petit chagrin que personne n’entend : Même les méchants rêvent d'amour.
Je sais que les catastrophes j’aurais pu en faire une carrière.
(Simone Signoret disait : Les êtres humains ont pleins d’occasions de se décevoir, de se faire du mal, de se réconcilier, de se disputer. En même temps c’est formidable de se dire qu’on est passé par tout ça.)
BREF, voici ce que je veux vous raconter.
Je crois que la plus belle des lumières ne brillent jamais mieux que derrière les éclairs et les nuages, alors lorsqu'on s'enfonce dans les ombres, il y reste toujours un sentiment réconfortant. On continue d'aimer y être parce qu'on a l'impression qu'on est chez soi. Et on avale toutes ces pilules qu'on nous a prescrites pour remplir notre âme, puis on fait taire notre cerveau et notre cœur en y rajoutant quelques verres d'alcool. On est désormais enclin a penser guérir. S'aimer est une réaction chimique que nous ne possédons pas tous naturellement. Ma chimie ressemble juste à un joli désordre, mais j'aime ce que j'y entrevois, les débris des dégâts. Et je remplis à nouveau mon âme de toutes ces pilules, puis je ressens à nouveau les cicatrices, la peine comme le fiasco dans mes veines MAIS le ciel aussi. Ils sont ma peine, ils ne sont pas plus que ça.
Le jugement de la vie, je l’ai déjà eu, alors j’en ai plus rien à foutre. Il ne faut pas accepter les étiquettes qu’on veut nous faire porter/payer. J’ai été pleins de choses négatives, j’ai été désorienté et désordonné et mon comportement a été méprisable à un moment donné, c’est certain. Mais il ne faut pas se laisser cataloguer, envahir et enfermer dans un truc. On doit arracher l’étiquette qui est obsolète. Parcontre ça peut être chouette de faire oublier tout ça, en en parlant, une fois qu’on est plus dans les tourments et les dérives du passé. « On a été. Et maintenant on est autre chose. »
Seuls les gens qui ont manqué de quelque chose dans leur vie, peuvent toucher du doigt ce sentiment de désert en soi. C’est atroce. Les gens mésestiment vraiment les violences de cette sensation. Les gens jugeraient moins ceux qui essayent de s’en sortir et qui n’y arrivent pas, s’ils avaient une idée du douloureux vertige que l’on peut ressentir. S’ouvrir le cœur au couteau ferait moins mal que cette sensation insoutenable. Les drogues ou l’alcool, adoucissent tout, elles floutes tout. Les problèmes ect. Comme une anesthésie : tu t’en fous de tout. Une béquille qui permet de faire face aux informations, au désespoir que tu te prends dans la gueule toute la journée. Ce qu’il faut retenir c’est que ça tombe toujours sur des hypersensibles. L’alcool par exemple, leur fait réaliser que ça leur permettait de communiquer en société et effacer cette part qui les terrorise intérieurement d’affronter les personnes en face d’eux. Il s’agit simplement de personnes avec des grosses failles, trop émotives, hyper timides. Avec l’alcool, un soir, pour la première fois, ces personnes se sentent enfin un peu eux-mêmes avec la société qui est devant eux… et hop ça devient un engrenage. Parce que tu crois que ça t’a libéré. Que l’alcool t’a ouvert aux autres. Alors c’est le grand plongeon. L’abîme du bitume qui t’abîme. Effrayant mais tu es anesthésié.
Le début d’une renaissance est de se décomposer, se sortir des limbes dans lesquelles nous sommes enterrés et pour pouvoir devenir une coquille vide dans laquelle on arrivera enfin à se créer tout un environnement apaisant et nouveau. Un monde intérieur sain.
Pourquoi est-on vivants ? Qu’est ce qui nous rend vivants ? Pourquoi avons-nous un cœur et une âme ? Et qu’on court toujours vers le vide ? On essaye de creuser un trou pour se donner à quelque chose, même si ça ne dure qu’une minute ou une semaine. On veut voyager vers « Sentir quelque chose », vers la lumière, vers le feu. Prêt à crever pour un peu d’émotion. Pour que quelque chose en nous brille enfin.
On a tous l’habitude de se comparer aux autres. C’est une erreur. On ne trouve pas toujours sa place. Et ça ne sert pas à grand-chose de juger les autres, ça ne nous sert à rien de se juger. Le jugement ne sert à rien, parce qu’il y aura toujours quelque chose à comprendre, à apprendre des personnes autour de nous. Plus on comprend et plus on accepte les autres et leurs choix et leurs chagrins. Nous vivons une énigme malheureuse : Vivre. Ça nous blesse et on en devient sauvage. Devenir une « belle personne » est une équation particulière et insurmontable et difficile.
Je vous souhaite juste une bonne santé et la force d'être gentil avec tous ceux que vous croiserez dans vos vies quotidiennes. Soyez gentil avec vous-même aussi. Se faire autant de mal, ça ne vaut pas le coup.
2026 : Moins de nuages, plus de lumière et de gentillesse envers n'importe qui.
Même les méchants rêvent d'amour.
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