Mon propre cadavre que je porte n'a jamais su être gentil comme un petit chien, pourtant il n'est pas de bon ton de déborder de part tout les cotés, mais voyez-vous comment il faut se contenir pour ne pas prendre la fuite en vous observant ? :

Je ne suis pas le même que toi, je n'y peux rien si je ne suis pas comme toi, un chien qu'on tient par le collier. Toi tu n'aimes pas faire de bruit, tu veux être dans la norme et rester assis, alors reste économe moi je préfère être un bon à rien qui fait des étincelles, même si ton regard me maudit. Mais t'en fais pas tu vas pouvoir réussir ta vie. Ma limite n'est que le ciel pendant que tu m'observes en faisant la gueule parce que je remue pour un rien. Alors regarde moi rayonner en tapant des poings et me régaler. Regarde moi pleurer devant ma fenêtre les soirs de pluie, m'allonger dans les feuilles déja mortes, regarde moi regarder ce ciel trop grand. Ça te dépasse que je fasse sans. Sans amour mais avec le grand élan. Regarde moi attendre l'éclaircie devant mon mur, ma mauvaise vie. Regarde moi me faire dépasser par la vie de mes amis pendant que je savoure la lune sous le vent. Rassure toi, je pars toujours avant. Avant qu'on me laisse en plan.

abomination